Dans le passé, j’ai milité pour différentes causes. J’ai été, à tour de rôle, militant communiste, militant anarchiste, militant écologiste, militant LGBT, militant féministe…

Aujourd’hui, j’ai arrêté. Je reste toujours anarco-écolo-fem-comuniste (et, parfois, assez radical dans mes idées), mais je ne suis plus militant. Vous me verrez difficilement dans une manif’, et vous ne m’entendrez pas râler contre le capital ou contre le patriarcat. Plutôt que militer pour une idée, je la vis.

Ce changement est dû à une découverte:

On ne peut pas être vivant et militant au même temps.

  • Une personne vivante est heureuse ici et maintenant. Toute son énergie est investie dans le bonheur: bonheur pour soi-même, bonheur pour les autres, bonheur pour l’ensemble de la planète…
  • Une personne militante est malheureuse ici et maintenant, pour être heureuse dans le futur. Toute son énergie est investie dans la lutte, et le bonheur est juste une distraction, capable potentiellement de mener à l’échec le combat du militant.

Donc, une personne vivante sera heureuse avec peu: une journée de soleil, une balade en campagne, un café avec des proches…

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(mon petit bonheur à moi inclut plein d’arbres)

Vice-versa, une personne militante aura besoin de beaucoup plus pour son bonheur: elle ne sera pas heureuse jusqu’à que le dernier de ses ennemis ne sera tombé.

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(source images: 1,2,3)

Et maintenant, la parole est à vous! Voulez-vous être plutôt vivants, ou militants?

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