Une question que je vois passer souvent sur les forum polyamoureux est « Comment transformer une relation monogame en une relation polyamoureuse? » Pour répondre à cette question, je vais vous proposer une méthode facile pour y parvenir.

  1. Ne vous lancez pas tout de suite.

Si vous êtes arrivés ici, problablement c’est parce que vous êtes en couple, vous avez rencontré quelqu’un d’autre, et maintenant vous essayez de trouver une solution pour remettre de l’ordre dans le bordel que vous avez créé. Si vous êtes dans ce cas, je vous arrête tout de suite: si vous êtes dans ce cas, ce n’est pas du tout le bon moment pour commencer une transition d’une relation monogame vers une relation polyamoureuse.

Il faut attendre que l’amour passe et que votre coeur revienne à la normale.

Donc, sortez, faites des balades, mangez du gingembre, faites du yoga, ainsi que toutes les autres thérapies du bien être qui aident à se remettre d’un état amoureux.

Et une fois que vous êtes revenus à la normale, vous êtes prêts pour passer à l’étape suivante.

  1. Apprivoisez le concept de relation ouverte.

Pour vous lancer dans une relation ouverte, vous devez être sûr de votre motivation. Si vous êtes hésitant, votre processus sera un échec.

Pour trouver la motivation, j’utilise un parcours en trois étapes, basé sur la Loi de l’Attraction:

  • Visualisation – on visualise la relation ouverte, et on se motive pour y arriver
  • Immersion – on fréquente des gens qui sont déjà en relation ouverte, et on apprend d’eux
  • Pratique – on ramène peu à peu le concept de relation ouverte dans son propre entourage.

Vous trouverez cette étape expliquée en détail par ici

  1. Une chambre à soi

La plupart des gens en couple n’ont pas un espace à eux. Tout est mis en commun avec le partenaire: la maison, la chambre, le lit, la salle de bains, et même le coin à balais. Une étape fondamentale dans la transition vers une relation polyamoureuse est que chacun retrouve un espace à soi.

Si vous avez une chambre de plus dans la maison, qui vous sert de bureau ou de salle télé, vous pouvez la transformer en une chambre à coucher supplémentaire.

Si vous n’avez pas de chambre, vous pouvez chercher une chambre à louer dans un autre appartement dans le quartier. ça va vous coûter quelques centaines d’euros/CHF par mois, mais c’est de l’argent bien dépensé.

Si vous avez un jardin, vous pouvez aussi y poser une tiny house. C’est la solution de luxe, mais si vous en avez les moyens, pourquoi pas?

  1. Le couple à temps partiel

Maintenant que vous avez réorganisé spatialement votre vie de couple, c’est le moment de la réorganiser temporalement.

Avec votre partenaire, fixez des plages temporelles où chacun de vous deux redevient célibataire. Vous pouvez partir avec 1-2 jours par semaine. Par exemple, on redevient célibataire le mardi soir, et on revient dans le couple le jeudi matin, ce qui vous laisse une journée entière et deux nuits en tant que célibataire, et six jours et cinq nuits de vie de couple. Ou vous pouvez inverser, et avoir deux jours et une nuit en tant que célibataire et le reste de la semaine en couple.

Ou si vous êtes en couple depuis longtemps, et vous n’avez pas dobligations familiales, vous pouvez faire l’inverse: garder votre vie de couple pendant 1-2 jours, et redevenir célibataire 5 jours par semaine. La plupart des gens choisissent cette modalité: la plupart des gens que je connais sont en couple le weekend et célibataires la semaine.

  1. Tombez amoureux!

Maintenant que votre couple est réorganisé du point de vue spatio-temporel, vous pouvez vous octroyer la liberté de vivre vos amours: vous avez désormais un lieu et une plage horaire pour vivre vos amours parallèles.

Gardez en tête un point important: les amours parallèles ne doivent pas déborder des lieux et plages horaires prévus à cet effet. Si votre nouvel amoureux veut vous rencontrer pendant le weekend et vous êtes célibataire pendant la semaine, il faut réfuser. Ou s’il veut vous voir dans la maison familiale tandis que votre espace de liberté est dans la tiny house, pareil: il faut toujours dire non.


Si vous voulez un conseil plus personnalisé, n’hésitez pas à me contacter!