Je viens d’une famille calviniste.

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Une des rares familles calvinistes de Rome, convertie au protestantisme après la seconde guerre mondiale un peu par hasard: il y avait un pays entier à reconstruire, une économie à remettre en marche. Dans cette phase de l’histoire, mes grands-parents ont été beaucoup aidés par la communauté protestante de Rome. Et ils sont restés fidèles à cette église qui les avait beaucoup aidés dans ce moment difficile.

Et en conséquence, j’ai baigné dans le protestantisme. J’allais le dimanche à l’église protestante, j’ai lu l’évangile dans son interprétation protestante, et quand je rencontre des communautés protestantes, je me sens un peu chez moi.

(et finalement je suis venu habiter à Genève, la patrie de Jean Calvin)

À 26 ans, j’ai découvert le Bouddhisme.

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Grace surtout à l’oeuvre de vulgarisation de Giulio Cesare Giacobbe, j’ai découvert cette réligion, qui me parle beaucoup. J’ai lu tout ce qui pouvais lire sur le sujet, j’ai commencé à m’intéresser à la connaissance de soi et à l’étude de l’humain, jusqu’à que j’ai intériorisé cette vision du monde.
Comme résultat de mon parcours, j’ai une approche qu’on pourrait définir Bouddhiste/Calviniste, approche qui est aussi à la base de ce blog. Cette approche se constitue de deux phases:

1) phase Bouddhiste.

Dans cette phase, j’observe le monde. Je regarde mon environnement, je prend acte des gens autour de moi, et je divise le monde qui m’entoure en deux catégories:

  • la partie du monde sur laquelle je peux agir
  • la partie du monde sur laquelle je ne peux pas agir

Par exemple, je sais que je ne peux pas agir sur la politique intérieure américaine, sur les changements climatiques, sur la date de fin des travaux du Métro de Rome. Je sais que ceux-ci sont des sujets trop complexes pour que je puisse avoir une quelconque influence sur eux, et je les prends donc comme des invariantes. En Amérique on aura toujours trop d’armes et pas assez de sécurité sociale, le climat changera indépendamment de notre consommation de pétrole, et je ne verrai probablement pas de mon vivant la fin des travaux du métro de Rome.

Au contraire, je peux agir sur la politique genevoise, sur le marché local de la construction et de l’immobilier, sur mon entourage proche, ma clientèle. Je sais aussi que, si pour une raison ou pour une autre, Genève devrait devenir une ville invivable, je pourrai toujours refaire ma vie ailleurs.

Une fois que j’ai sélectionné les choses sur lesquelles je peux agir, je me concentre sur ces dernières, et je passe à la deuxième phase.

2) phase Calviniste.

Dans cette phase, je passe à l’action. Et ce n’est pas un essai, une action motivée uniquement par des bonnes intentions. J’ai l’obligation morale d’être efficace. J’essaie donc différents moyens pour atteindre les buts que je me propose; j’essaie souvent différentes idées et idéologies, et je n’hésite pas à les laisser tomber si elles se révelent inefficaces (d’ici le titre de ce blog).

Et pour être heureux dans votre vie, je vous recommende de faire de même:

  • Concentrez-vous sur les choses sur lesquelles vous pouvez réellement agir, en évitant le piège du Grand Effort Collectif
  • Soyez efficaces! Rappelez que les différentes idées et idéologies sont uniquement des moyens pour arriver à un but, celui du bonheur votre et de votre entourage. Si une idéologie ne fonctionne pas, n’hésitez pas à l’abandonner!
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