La plupart des lecteurs de ce site me font toujours la même objection.

Ils lisent tous mes articles sur la culture de l’amour, et sur la manière de s’en sortir. Et là ils décrochent.

Ils voient des styles relationnels apaisés, sans prises de tête, sans hauts et bas, et sans risque de divorce, et ils en ont peur.

Ils ont peur du vide qui peut deriver d’une vie sentimentale apaisée.

Ils ont peur de ne pas avoir les hauts et les bas, les surprises, les battements du coeur, et les autres émotions qui derivent d’une vie amoureuse disfonctionnelle.

C’est parce qu’ils sont devenus accros aux sensations fortes.

Et comme toutes les addictions, pour l’amour aussi il faut une désensibilisation.

La société encourage l’overdose de sentiment amoureux, avec toutes les conséquences qui vont avec (relations malheureuses, violences de couple, divorces à répétition, etc.).

Pour être heureux en amour, il faut un sevrage. Et comme le sevrage d’alcool ou le sevrage de drogue, le sevrage d’amour laisse une sensation de vide: le corps s’est totalement habitué aux sensations fortes, et la vie tranquille du bonheur amoureux n’arrive pas à combler ce manque de sensations fortes.

C’est pour cela que je recommande de draguer à fond pendant une crise amoureuse: au lieu de descendre vers l’apaisement tout d’un coup, on y va par paliers. On reparti le sentiment amoureux entre plusieurs personnes, et on dilue peu à peu les hauts et les bas, vers un niveau de bonheur amoureux plus bas et plus constant.

Et au même temps, je recommande aux personnes d’avoir un but dans la vie autre que l’amour: quelque chose capable de les passionner, et de leur fournir de la motivation de manière constante.

Une fois qu’on a apprivoisé ce niveau plus bas de sentiment amoureux, et qu’on la tempéré avec la motivation constante qui derive du fait d’avoir un but dans la vie, on peut recommencer à construire: on peut vivre ses relations de manière plus sereine, et être à l’abri des hauts et des bas des passions amoureuses.